L'Angleterre: le pays du stationnement sauvage ou payant.
Une des choses qui m'a surpris en arrivant ici, c'est que les gens se garent n'importe où. Vous êtes sur une route sur laquelle il y a de la place pour une voiture et demi à 2 voitures, et là, sur le bord, il y a des voitures de stationnées (comme au bois de Boulogne). En France il y a des petits décrochements sur le bord des 4 voies pour s'arrêter en cas de problèmes, ici il y a des vendeurs de snacks garés sur ces emplacements.
Une autre chose surprenante et qui peut au premier abord sembler paradoxale, c'est le nombre incroyable d'endroits où il faut payer pour stationner. D'un côté tu te gares n'importe comment, mais dès que tu quittes les 2 mètres de route qui sont en face de ta maison : il faut payer.
J'ai moi-même dû faire face à ce problème pas plus tard que lundi. Je dois me rendre chaque jour à l'université pour travailler et étant donné que c'est à 5 à 6 Km de chez moi et qu'il n'y a pas de ligne de bus à proximité, j'ai choisi d'y aller en voiture.
| Il y a 3 parkings à l'université. L'un est gratuit, mais pour s'y garer il faut arriver avant 8h30 (après c'est plein). Le second est réservé aux étudiants et au personnel et n'ayant aucun statut et par conséquent pas de University card, je ne peux pas y accéder. Enfin il existe un troisième parking pay and display sur lequel il faut payer £1.80 par jour. |
Si on considère cette dernière option et que l'on compte 20 jours de travail par mois on obtient 1,80 x 20 x 5 soit £180 pour le séjour. Bénéficiant en tout et pour tout pour ce séjour de 5 mois d'une généreuse bourse de la région Pays de la Loire d'un montant de 612 €, j'ai définitivement fais le choix de ne pas utiliser ce parking.
J'essaie donc d'arriver chaque matin avant 8h30 (C'est dur, sachant que mes collègues arrivent rarement avant 10h00). Depuis quelques jours, j'avais repéré une place qui était la plupart du temps libre mais qui n'était pas délimitée en tant que place de parking. Le seul inconvénient était qu'il fallait passer par une place "handicapé" pour y accéder et que si une voiture se garait sur ladite place il pouvait être difficile de sortir, ce qui ne posait aucun problème étant donné qu'il reste peu de voitures quand je quitte l'université.
Or lundi soir en arrivant à la voiture, je vois qu'on avait placardé un papier sur le pare-brise, puis en regardant de plus près je m'aperçois qu'il y en a aussi sur la vitre côté conducteur et enfin je vois le sabot sur la roue arrière.
J'enrage et je peste contre les clampeurs sauvages qui n'ont comme seule raison de me mettre une prune que l'absence de lignes blanches autour de ma voiture qui en aucun cas ne gênait qui que ce soit. L'un des critères qui a aussi pu jouer en ma défaveur provient d'une anomalie des voitures continentales qui ont pour leur grande majorité un volant situé du côté gauche du véhicule ce qui les rend facilement repérable et donc vulnérable face au contractuel zèlé et toujours prompt à laisser s'exprimer une certaine agressivité à l'égard de son voisin d'outre-Manche.
Si je veux récupérer mon véhicule il me faut m'acquitter d'une amende de £20 et si je veux rentrer chez moi alors qu'il fait nuit il me faut soit marcher, soit trouver un chauffeur. C'est Anna, une vétérinaire espagnole qui me propose de me ramener. Le lendemain matin je n'ai plus qu'à marcher jusqu'à l'accueil de l'université pour régler l'affaire puis à marcher jusqu'à ma voiture dont le sabot vient d'être retiré. Il y a même une voiture de garée à côté de la mienne sur une place qui n'est visiblement pas agréée par les poseurs de sabots et qui était très probablement là lorsque que ces braves gens sont venus déclamper ma voiture. Mais ce ne sont probablement pas les mêmes personnes qui posent et qui retirent les sabots car c'est là un travail hautement qualifié et très spécifique. Tant mieux pour mon transitoire voisin de parking et son compère garé sur la place Handicapé. J'ai pris soin d'amener mon appareil photo car je trouve la sanction franchement injuste et je souhaite faire part de mon mécontentement aux autorités compétentes. Je ne me fais cependant aucune illusion sur l'issue de cette affaire et je ne m'attends pas trop à revoir mes twenty quids



