Ce midi, petite discussion sur un article paru l'an dernier sur le thème du BVD. Des chercheurs argentins auraient semble-t-il démontré la présence du virus BVD dans des globules blancs de bovins séropositifs. Ces mêmes chercheurs suggèrent que des animaux possédant des anticorps dirigés contre le virus pourraient contaminer leurs congénères. Or la thèse qui prévalait jusqu'à maintenant était que les animaux ayant des anticorps étaient des animaux ayant rencontré puis éliminé le virus. Ils ne présentaient donc plus aucun danger pour les autres bovins. Troublant non ? C'est d'autant plus gênant que les stratégies de prophylaxie mises en oeuvre jusqu'à maintenant postulaient une disparition rapide du virus chez les animaux infectés et se concentraient sur l'élimination des IPI. Mais si les animaux ayant récupéré de l'infection pouvaient facilement contaminer les autres, les stratégies appliquées donneraient de piètres résultats. Je suppose donc que la diffusion de l'infection par des animaux guéris doit être limitée .
Bref, tout ceci a plus soulevé de questions que facilité la compréhension. Je suis preneur de tout avis sur le sujet (Si quelqu'un travaillant sur les pestivirus en Norvège venait à lire ce billet, un commentaire explicatif pourrait être le bienvenu).
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Je ne suis malheureusement pas un spécialiste des Pestivirus mais concernant les herpesvirus (ceux-là je commence à les connaître), il est effectivement possible de les trouver dans les globules blancs (Fuchs et al., 1999).
Le schmilblick n'avance pas et la question reste ouverte. Mais je trouve ta remarque "Mais si les animaux ayant récupéré de l'infection pouvaient facilement contaminer les autres, les stratégies appliquées donneraient de piètres résultats. Je suppose donc que la diffusion de l'infection par des animaux guéris doit être limitée " très pertinente.